On conseille de consulter si aucune grossesse avec naissance vivante ne survient après une période moyenne de rapports non protégés de 1 an (pour les femmes de moins de 35 ans) ou de 6 mois (pour les femmes de plus de 35 ans), à raison de 3 à 4 rapports par semaine.
En général, le spécialiste consulté à ce sujet sera votre gynécologue traitant qui vous prescrira les analyses nécessaires et vous orientera vers les spécialistes concernés.

Votre gynécologue va vous ausculter, et vous fera probablement une échographie pelvienne. Si vous êtes en début de cycle (3ème ou 4ème jour), il procèdera peut-être au compte des follicules antraux (CFA), qui reflète votre réserve ovarienne. Ensuite, il vous prescrira une prise de sang qui permettra d’évaluer votre statut hormonal (FSH, LH, oestradiol, prolactine, TSH). Cette prise de sang sera à faire au 2ème ou 3ème jour du cycle, sans besoin d’être à jeun. Il va peut-être aussi vous proposer de vous revoir régulièrement pour monitorer votre cycle et en observer chaque phase.
En fonction de tous ces résultats, et si aucune grossesse ne survient, il vous prescrira peut-être des analyses complémentaires (sanguines,  ou autres) et des examens gynécologiques tels que l’hystérosalpingographie, qui est une radio de la zone utérus-trompes, réalisée après injection dans l’utérus d’un liquide radio-opaque.

Votre conjoint ne sera bien évidemment pas oublié, puisqu’il devra d’abord faire au moins 2 spermogrammes réalisés à 3 mois d’intervalle (surtout si les résultats du premier spermogramme ne sont pas dans les normes), peut-être suivis, si besoin, d’une consultation chez un urologue spécialisé en infertilité.

En fonction de tous ces résultats, votre gynécologue vous proposera la solution la plus adaptée à votre situation.

Alors, on ne va pas se mentir, ça n’est pas indolore. Mais la douleur dépend beaucoup d’une femme à l’autre. On pourra vous donner un traitement avant l’acte, et éventuellement des antidouleurs juste après, si besoin.

D’autres techniques moins douloureuses et sans radiographie existent et peuvent être proposées à la place d’une hystérosalpingographie : parlez-en avec votre médecin.

De façon tout à fait schématique, la médecine classique peut vous proposer l’une de ces solutions, en fonction des résultats d’analyses de chaque membre du couple :
– une stimulation ovarienne simple (comprimés ou piqûres) avec ou sans déclenchement de l’ovulation, suivie de rapports programmés ;
– une insémination intra-utérine (IIU) : stimulation ovarienne avec déclenchement de l’ovulation, suivie d’une insémination intra-utérine par un gynécologue avec le sperme préparé en laboratoire ;
– une FIV classique : stimulation ovarienne suivie d’une ponction ovocytaire en bloc opératoire, puis mise en contact des ovocytes récupérés avec le sperme préparé en laboratoire ;
– une FIV/ICSI : stimulation ovarienne suivie d’une ponction ovocytaire en bloc opératoire, puis micro-injection d’un spermatozoïde par ovocyte ponctionné
– certains laboratoires peuvent pratiquer d’autres techniques telles que la MIV ou la FIV/IMSI
– l’équipe d’AMP pourra aussi vous proposer, en fonction de votre situation, le don d’ovocytes, le don de spermatozoïdes ou l’accueil d’embryons, voire de vous diriger vers l’adoption

Le protocole peut varier d’un centre à l’autre. Voici un exemple pour vous aider à comprendre :

Avant le début de la mise en route du protocole de stimulation ovarienne, et tout au long de celui-ci, on réalise une surveillance échographique et hormonale par des prises de sang. Cette surveillance est indispensable et peut se faire directement en centre d’AMP ou par un gynécologue de ville, ainsi que votre laboratoire d’analyses médicales habituel.
Le protocole de stimulation ovarienne peut commencer après une période de blocage des ovaires, ou au tout début du cycle (en général au 3ème jour). Il débutera avec la stimulation de la croissance des ovocytes à l’intérieur des ovaires, en général grâce à des piqûres sous-cutanées à faire au niveau du ventre, à raison d’une le soir pendant environ une dizaine de jours. Habituellement, en FIV, vous devrez rajouter au bout de 6-7 jours des piqûres qui viseront à éviter l’ovulation prématurée. Ces piqures sont à faire le soir ou le matin, et peuvent être un peu plus douloureuses au point d’injection. Elle dureront 3 à 5 jours en moyenne. Ensuite, quand les ovocytes auront suffisamment grandi, on vous fera généralement déclencher l’ovulation par une injection le soir à une heure bien précise ; l’ovulation (si stimulation simple ou IIU) ou la ponction (si FIV) se feront environ 36h plus tard. Ce déclenchement n’est parfois par réalisé en stimulation simple, en IIU ou en TEC (transfert d’embryon congelé).

Le protocole peut varier d’un centre à l’autre. Voici un exemple pour vous aider à comprendre :

  • La ponction ovocytaire se fait environ 36h après l’injection de déclenchement (en général Ovitrelle®). Vous devrez procéder à une douche à la Bétadine® la veille et le matin-même, et vous rendre au centre d’AMP à l’heure indiquée. Ne soyez pas en retard, il serait dommage que vous ovuliez avant la ponction!
  • On vous fera mettre un produit anesthésiant en intra-vaginal (Xylocaïne®), puis vous serez perfusée et emmenée au bloc opératoire. Avant d’y entrer, on vérifiera votre identité. Pendant ce temps-là, votre conjoint procèdera au prélèvement de son sperme (sauf si utilisation de sperme congelé) dans un local dédié.
  • A votre entrée au bloc, vous serez sédatée si besoin (sédation profonde voire anesthésie générale) et le gynécologue procèdera à la ponction qui dure en général une dizaine de minutes.
  • Ensuite, vous serez conduite en salle de réveil où l’équipe médicale vérifiera que tout se passe bien au niveau douleurs et pertes de sang, puis vous retournerez en chambre jusqu’à ce que vous ayez le feu vert pour rentrer chez vous.
  • En général, le gynécologue ou le biologiste vous fera le point sur la ponction et la mise en fécondation des ovocytes et des spermatozoïdes, mais pas obligatoirement. Il est conseillé de vous reposer tout le reste de la journée, sans efforts inconsidérés ni port de charges lourdes.

Le protocole peut varier d’un centre à l’autre. Voici un exemple pour vous aider à comprendre :

  • Après votre retour à la maison, vous serez généralement appelée pour savoir si vous vous remettez bien de la ponction, et pour vous dire si vous avez des embryons, si oui combien, et parfois pour vous communiquer leur qualité. On vous donnera rendez-vous pour le transfert, en général au stade J3 (l’embryon aura 3 jours) ou J5 ou blastocyste (l’embryon aura 5 jours), parfois à J2, très rarement à J4 (cas particuliers). Il est malheureusement possible que l’on vous rappelle avant le transfert, si aucun embryon ne s’est développé correctement. Il arrive également que le(s) embryon(s) soi(en)t congelé(s) pour un transfert ultérieur.
  • Le soir de la ponction, vous commencerez à prendre de la progestérone, en général par voie vaginale (Utrogestan®, Progestan®), parfois en injectable (Progiron®).
  • Le jour du transfert, vous devrez préalablement prendre du Spasfon® (parfois accompagné d’autres médicaments). On vous demandera d’arriver la vessie pleine, puis vous irez en salle de transfert, où un médecin procèdera au transfert d’un embryon. Les centres adoptent de plus en plus la politique de l’embryon unique, sauf cas particuliers (âge limite, échecs répétés, etc.).
    On vous donnera une prescription pour continuer la progestérone (entre autres), et une autre pour la prise de sang bêta-HCG afin de savoir si vous êtes enceinte.
  • La période d’attente débute à ce moment-là. Cette période est moralement très difficile à vivre, on scrute chaque symptôme, on cogite énormément. Malheureusement, seule la prise de sang sera fiable, car les symptômes de grossesse peuvent être identiques à des symptômes prémenstruels. Attention également au classique test urinaire, qui peut être faussement positif si moins de 10 jours se sont écoulés entre celui-ci et l’injection d’Ovitrelle®.
  • Le délai entre le transfert et la prise de sang diffère entre les centres ; il est en général de 14 jours, et le taux devra être par conséquent supérieur à 100UI/L, avec au minimum un doublement toutes les 48h. A partir de là, votre gynécologue prendra le relais, et vous devrez prendre rendez-vous 3 à 4 semaines après le test de grossesse.
  • Ensuite, le suivi de grossesse sera identique à celui d’une grossesse spontanée.

Vous pouvez faire appel aux médecines complémentaires pour booster votre fertilité au naturel, et ce à n’importe quel moment de votre parcours : à l’arrêt d’une éventuelle contraception, lors des essais « bébé couette », pendant n’importe quelle procédure de PMA, au cours d’une grossesse obtenue après un long combat (ou non), en soutien lors d’une procédure de don de gamètes ou d’adoption, etc.

L’idéal sera de prendre rendez-vous avec moi le plus tôt possible, dans la mesure du possible. En effet, les processus de fabrication d’ovocytes et de spermatozoïdes dans l’organisme sont longs : ils durent plusieurs mois ! Et comme on fait un bébé à deux, le fait de pouvoir suivre chaque membre du couple est idéal pour optimiser vos chances de devenir parents.

Je suis pharmacienne diplômée en stérilité et je fais donc en sorte d’éviter toutes les éventuelles interactions possibles entre les solutions que je vous propose et vos traitements prescrits par votre médecin et/ou votre gynécologue, qu’ils soient liés à la PMA ou non. C’est l’avantage de ma formation.

Ma boîte à outils me permet de vous proposer des solutions que j’adapterai à VOUS, en fonction de votre situation, car chaque personne et chaque cas sont uniques ! Ces solutions vous seront proposées avec votre accord, mais surtout parce que j’estime que ce sont celles-ci qui vous donneront le plus de chances de réaliser votre projet parental.